Flexitarisme
Approche alimentaire principalement végétale mais incluant occasionnellement viande et poisson, cherchant un équilibre entre bénéfices santé/environnement et flexibilité.
Le flexitarisme (« végétarien flexible ») consiste à réduire fortement — sans supprimer — la consommation de produits animaux. Pas de règle stricte : l’idée est de faire des végétaux la base de l’assiette et de la viande/poisson un accompagnement occasionnel.
Angle original (le compromis le plus réaliste) : le flexitarisme est de plus en plus considéré comme l’approche la plus pragmatique et durable — au sens propre comme figuré :
- Santé : il capture l’essentiel des bénéfices d’une alimentation végétale (plus de fibres, moins de graisses saturées, plus de micronutriments) sans les risques de carences du véganisme strict (B12, oméga-3, fer)
- Environnement : réduire (même sans éliminer) la viande diminue significativement l’empreinte carbone et l’usage des ressources. On n’a pas besoin que tout le monde soit végane; il suffit que beaucoup réduisent
- Adhésion : sans dogme ni privation totale, il est bien plus facile à tenir dans la durée qu’un régime strict. La perfection stricte suivie 2 mois vaut moins qu’une réduction modérée tenue à vie
Le principe « moins mais mieux » : le flexitarisme s’accompagne souvent d’un choix de meilleure qualité pour les produits animaux consommés (viande de meilleure origine, moins mais mieux élevée). Manger de la viande 2 fois par semaine permet d’en choisir une de qualité supérieure pour un budget équivalent.
Nuance : comme tout régime, un flexitarisme mal fait (base de pâtes blanches et ultra-transformés « végétaux ») n’est pas sain. C’est la qualité des végétaux (entiers, variés, légumineuses, légumes) qui fait le bénéfice, pas juste « moins de viande ».
Le régime méditerranéen est en pratique une forme de flexitarisme (peu de viande rouge, beaucoup de végétaux, poisson régulier).