Molybdène
Oligo-élément essentiel cofacteur d'enzymes de détoxification, notamment celles qui dégradent les sulfites et certains déchets métaboliques, dont la carence est très rare.
Le molybdène est un oligo-élément nécessaire en quantités minuscules. Il est le cofacteur de quelques enzymes clés, notamment la sulfite oxydase (qui dégrade les sulfites toxiques), la xanthine oxydase (métabolisme des purines → acide urique) et l’aldéhyde oxydase (détoxification).
Angle original (le détoxifiant des sulfites) : rôle méconnu mais intéressant — le molybdène permet de neutraliser les sulfites, des composés présents naturellement (et ajoutés comme conservateurs E220-E228 dans le vin, les fruits secs, certains plats). Chez les rares personnes déficientes ou sensibles, une mauvaise dégradation des sulfites peut causer des réactions (maux de tête, symptômes respiratoires — le « mal de tête du vin »). Le molybdène est donc un maillon de notre système de détoxification des sulfites.
Il participe aussi à la production d’acide urique (via la xanthine oxydase) — lien indirect avec la goutte (excès d’acide urique), bien que le molybdène ne soit pas une cause de goutte.
Carence quasi inexistante : la carence en molybdène est extrêmement rare — l’alimentation en apporte largement, et le corps en a besoin de très peu. Les seuls cas connus surviennent en nutrition artificielle prolongée mal supplémentée ou dans un trouble génétique rarissime. Il n’y a donc pas lieu de s’en préoccuper ni de se supplémenter.
Toxicité rare aussi : l’excès alimentaire est également rare et le corps régule bien. De très fortes doses pourraient interférer avec le cuivre (antagonisme).
Le sens de l’inclure au glossaire : même si peu de gens le « cherchent », le molybdène illustre la richesse des micronutriments et le raffinement de nos systèmes de détoxification — utile pour la complétude et la crédibilité d’un glossaire exhaustif.
Sources : légumineuses (championnes), céréales complètes, noix, foie, légumes verts.