Physiologie

Antioxydants (physiologiques et endogènes)

En bref

Systèmes de défense internes du corps (glutathion, superoxyde dismutase, catalase) qui neutralisent les radicaux libres, bien plus puissants que les antioxydants alimentaires.

Au-delà des antioxydants alimentaires (vitamines C, E, polyphénols), le corps possède ses propres systèmes antioxydants endogènes, bien plus puissants et sophistiqués. Les principaux :

  1. Glutathion : l’« antioxydant maître » du corps, présent dans chaque cellule, recycle les autres antioxydants
  2. Superoxyde dismutase (SOD) : neutralise les radicaux superoxydes (nécessite zinc, cuivre, manganèse)
  3. Catalase : décompose le peroxyde d’hydrogène
  4. Glutathion peroxydase : nécessite le sélénium

Angle original (l’induction plutôt que l’apport) : révélation clé — la stratégie antioxydante la plus efficace n’est PAS d’avaler des antioxydants, mais de stimuler nos propres défenses endogènes. Ces systèmes sont inductibles : ils se renforcent quand on les sollicite.

Le chef d’orchestre est la voie Nrf2 — un « interrupteur » cellulaire qui, une fois activé, déclenche la production de dizaines d’enzymes antioxydantes et détoxifiantes. Ce qui active Nrf2 :

  1. Le sulforaphane (brocoli, surtout les jeunes pousses) — le plus puissant activateur alimentaire connu
  2. Les polyphénols (curcumine, resvératrol, EGCG du thé vert)
  3. L’exercice (le stress oxydatif modéré de l’effort)
  4. Le jeûne et certains stress hormétiques

Autrement dit, les « super-aliments » n’agissent pas tant en apportant des antioxydants qu’en activant nos défenses internes (effet hormétique). C’est un changement de paradigme complet.

Pourquoi les suppléments échouent : bombarder le corps d’antioxydants externes (méga-doses de vitamines) peut endormir ces systèmes endogènes et bloquer l’activation de Nrf2 — d’où l’échec, voire la nocivité, des suppléments antioxydants à haute dose.

Soutenir ses antioxydants endogènes :

  1. Aliments activateurs de Nrf2 (crucifères, épices, thé, baies)
  2. Cofacteurs minéraux (sélénium, zinc, cuivre, manganèse)
  3. Précurseurs du glutathion (soufre : ail, oignon, crucifères, protéines)
  4. Exercice et léger stress hormétique
  5. Sommeil (régénération)
Passez à la pratique
Utilisez nos outils gratuits pour aller plus loin.
Voir les outils