Vitamine C (acide ascorbique)
Vitamine hydrosoluble antioxydante essentielle à la synthèse du collagène, à l'immunité et à l'absorption du fer, que l'humain est incapable de fabriquer.
La vitamine C intervient dans la synthèse du collagène (peau, vaisseaux, os, cartilage), le fonctionnement immunitaire, l’absorption du fer non-héminique, et agit comme antioxydant. Sources : agrumes, kiwi, poivron, cassis, persil, acérola.
Angle original (l’humain, un mutant) : curiosité biologique — la plupart des animaux fabriquent leur propre vitamine C (une chèvre en produit des grammes par jour). L’humain fait partie des rares exceptions (avec les autres primates, le cochon d’Inde, certaines chauves-souris) ayant perdu ce gène (GULO, muté et inactif) au cours de l’évolution. On dépend donc entièrement de l’alimentation, une vulnérabilité rare.
Cette perte remonte à ~60 millions d’années; nos ancêtres avaient une alimentation si riche en fruits que le gène est devenu inutile, puis s’est cassé.
Le scorbut, maladie historique : la carence sévère cause le scorbut (saignements des gencives, fatigue, mauvaise cicatrisation, chute des dents) — fléau des marins avant qu’on comprenne le rôle des agrumes. C’est l’une des premières « maladies de carence » identifiées.
Démystifications modernes :
- La méga-dose contre le rhume (popularisée par Linus Pauling) est surestimée — la vitamine C ne prévient pas le rhume dans la population générale; elle réduit modestement sa durée. L’excès est simplement éliminé dans les urines (« urines chères »)
- La cuisson et l’air dégradent la vitamine C — un jus d’orange pressé perd sa vitamine C en quelques heures à l’air
- Son vrai super-pouvoir pratique : multiplier l’absorption du fer végétal (associer poivron/citron aux lentilles)