Nutrition sportive

Glycogène musculaire

En bref

Forme de stockage du glucose dans les muscles, servant de réservoir d'énergie immédiatement disponible pour l'effort physique, distinct du glycogène hépatique.

Le glycogène est la forme de stockage du glucose. Il existe deux réservoirs : le glycogène hépatique (foie, ~100 g, qui maintient la glycémie sanguine) et le glycogène musculaire (~400 g, réservé à l’usage propre du muscle).

Angle original (le muscle est égoïste) : particularité méconnue — le glycogène musculaire ne peut PAS être reversé dans le sang pour d’autres organes. Les muscles manquent de l’enzyme (glucose-6-phosphatase) nécessaire. Autrement dit, le muscle « garde jalousement » son glycogène pour lui-même. Seul le foie peut « partager » son glycogène avec le reste du corps.

Cela a des implications sportives : le glycogène musculaire est le carburant privilégié des efforts intenses. Quand il s’épuise (après ~90 min d’effort soutenu), c’est le fameux « mur » du marathonien — la performance chute brutalement.

La recharge (glycogen loading) : les athlètes d’endurance « chargent » en glucides avant une compétition pour maximiser les stocks. Après l’effort, la resynthèse est plus rapide dans les 30-60 min (la seule vraie « fenêtre » qui compte, surtout pour ceux qui enchaînent les efforts).

Chaque gramme de glycogène est stocké avec ~3 g d’eau. C’est pourquoi une reprise de glucides après un régime low-carb fait « regonfler » (rétention d’eau glycogénique) — une prise de poids sur la balance qui n’est PAS de la graisse, juste de l’eau stockée avec le glycogène. Comprendre ça évite la panique post-régime.

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