Syndrome métabolique
Ensemble de facteurs de risque simultanés (tour de taille élevé, hypertension, glycémie élevée, triglycérides hauts, HDL bas) multipliant le risque de diabète et de maladies cardiovasculaires.
Le syndrome métabolique n’est pas une maladie unique mais un regroupement de perturbations. On le diagnostique par la présence d’au moins 3 des 5 critères :
- Tour de taille élevé (>94 cm homme, >80 cm femme en Europe)
- Triglycérides ≥ 1,5 g/L
- HDL bas (<0,40 g/L homme, <0,50 femme)
- Tension ≥ 130/85 mmHg
- Glycémie à jeun ≥ 1,0 g/L
Angle original (la graisse viscérale au centre) : le fil conducteur du syndrome métabolique est la graisse viscérale — celle qui s’accumule autour des organes (foie, pancréas, intestins), différente de la graisse sous-cutanée (sous la peau).
Cette graisse viscérale n’est pas un simple stockage inerte : c’est un organe endocrinien actif qui sécrète des molécules pro-inflammatoires (cytokines) et perturbe le métabolisme. Elle cause l’insulinorésistance, l’inflammation chronique et le déséquilibre lipidique.
D’où un paradoxe : on peut être « mince » (poids normal) mais avoir trop de graisse viscérale (le phénotype TOFI : Thin Outside, Fat Inside). Le tour de taille est un meilleur indicateur que le poids ou l’IMC.
La bonne nouvelle : la graisse viscérale est la première à fondre avec l’exercice et une meilleure alimentation. Quelques kilos perdus (surtout par l’activité physique) réduisent disproportionnellement la graisse viscérale et améliorent tous les marqueurs.