Additifs alimentaires
Substances ajoutées aux aliments industriels pour améliorer conservation, texture, goût ou apparence, identifiées par un code E dans l'Union européenne.
L’UE autorise près de 330 additifs (selon la revue Prescrire). Ils sont classés par fonction :
- Colorants (E100-E199) : couleur
- Conservateurs (E200-E299) : durée de vie
- Antioxydants (E300-E399) : anti-rancissement
- Émulsifiants, épaississants (E400-E499) : texture
- Exhausteurs de goût (E600-E699) : ex E621 glutamate
- Édulcorants (E900+)
Angle original : la majorité des additifs sont « cosmétiques » — ils ne servent qu’à rendre le produit plus attrayant (couleur, texture), pas à le rendre plus sain ni même à le conserver. On paie donc un « tribut » santé pour de l’esthétique industrielle.
Un additif peut avoir plusieurs fonctions simultanées : les antioxydants améliorent la conservation MAIS préservent aussi couleur et goût. Cette polyvalence rend la classification NOVA parfois floue.
Tous les additifs ne sont pas dangereux : certains sont naturels (E300 = vitamine C, E160 = carotène). Le problème vient de certains additifs controversés (nitrites E250, certains colorants azoïques, édulcorants comme aspartame) et surtout de l’effet cocktail — les interactions entre plusieurs additifs sont peu étudiées.
L’approche pragmatique : plus la liste d’additifs est longue et contient de codes E inconnus, plus l’aliment est suspect. Privilégier les listes courtes.