Nutrition sportive

Hypertrophie musculaire

En bref

Augmentation de la taille des fibres musculaires en réponse à un entraînement en résistance combiné à un apport nutritionnel adéquat, mécanisme de la prise de muscle.

L’hypertrophie est la croissance du muscle par augmentation du volume des fibres existantes (et non de leur nombre). Elle résulte d’un équilibre positif entre synthèse et dégradation protéiques musculaires, déclenché par la contrainte mécanique de l’entraînement.

Les trois leviers de l’hypertrophie :

  1. Tension mécanique : soulever des charges suffisantes (le stimulus principal)
  2. Stress métabolique : la « brûlure » des séries longues
  3. Dommages musculaires : les micro-lésions réparées en plus fort

Angle original (nutrition et timing) :

  • Protéines : ~1,6-2,2 g/kg/jour suffisent pour maximiser l’hypertrophie. Au-delà, pas de bénéfice supplémentaire (contrairement au marketing qui pousse à surconsommer)
  • Répartition : mieux vaut ~20-40 g de protéines par repas, réparties sur la journée, qu’une dose massive unique. Chaque repas « relance » la synthèse
  • Surplus calorique modéré : construire du muscle demande de l’énergie (léger surplus optimal ~10-20%)
  • Leucine : l’acide aminé « déclencheur » de la synthèse (~2,5-3 g par repas)

Démystifications :

  • On ne peut PAS transformer la graisse en muscle (ce sont deux tissus distincts)
  • La « fenêtre anabolique » de 30 min est un mythe surestimé (voir terme)
  • Les femmes ne « prennent pas du volume » facilement (peu de testostérone) — elles se tonifient
  • Le muscle se construit pendant la récupération (repos + sommeil), pas pendant l’entraînement lui-même

Le facteur le plus sous-estimé : le sommeil. Une mauvaise nuit réduit la synthèse protéique et augmente le cortisol catabolique. Dormir est aussi important que s’entraîner et manger.

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