Hypochlorhydrie
Production insuffisante d'acide gastrique, qui altère la digestion des protéines et l'absorption du fer, de la vitamine B12, du calcium et du magnésium.
L’hypochlorhydrie désigne une sécrétion d’acide chlorhydrique gastrique insuffisante. Le terme est peu connu du grand public, alors que la situation est fréquente, notamment après 60 ans et chez les personnes sous traitement antiacide prolongé.
Ses causes principales sont l’âge, la gastrite atrophique — souvent liée à Helicobacter pylori ou à une origine auto-immune — la chirurgie gastrique, et l’usage au long cours des inhibiteurs de la pompe à protons.
Le paradoxe des symptômes explique qu’elle passe inaperçue. Ballonnements, digestion lente, éructations, sensation de lourdeur après les repas ressemblent à ceux d’un excès d’acidité. Le réflexe est alors de prendre un antiacide, ce qui aggrave la cause réelle. Seule une exploration médicale permet de trancher.
Les conséquences nutritionnelles sont les plus documentées : moindre libération du fer et de la vitamine B12 de leurs liaisons alimentaires, absorption réduite du calcium et du magnésium, et diminution de la barrière antimicrobienne que constitue l’acidité. Un déficit en B12 sous traitement antiacide prolongé est une situation classique, qui justifie une surveillance biologique.