Physiologie

Nutrition et cerveau

En bref

Organe le plus énergivore du corps, dont le fonctionnement dépend d'un apport continu en glucose ou en corps cétoniques, ainsi que de lipides structuraux et de précurseurs de neurotransmetteurs.

Le cerveau représente environ 2 % du poids du corps mais consomme près de 20 % de l’énergie au repos. Il ne dispose d’aucune réserve : son approvisionnement doit être continu, ce qui explique la sensibilité des fonctions cognitives aux variations de la glycémie.

Son carburant habituel est le glucose, mais il n’est pas exclusif : en cas de jeûne prolongé ou de régime cétogène, le cerveau bascule vers les corps cétoniques, qui peuvent couvrir une large part de ses besoins. Cette flexibilité métabolique est une adaptation ancienne, et non une situation pathologique.

C’est aussi l’organe le plus riche en lipides du corps — environ 60 % de son poids sec. Les acides gras oméga-3 à longue chaîne, en particulier le DHA, entrent dans la composition même des membranes neuronales. Les phospholipides et la choline participent à la structure membranaire et à la synthèse de l’acétylcholine, impliquée dans la mémoire.

L’alimentation fournit enfin les précurseurs des neurotransmetteurs : le tryptophane pour la sérotonine, la tyrosine pour la dopamine, avec les vitamines B comme cofacteurs. C’est l’une des bases biologiques du lien entre alimentation et humeur — un lien réel, mais qui ne justifie pas les promesses d’« aliments antidépresseurs » que l’on lit parfois.

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