Nutrition et grossesse
Période où les besoins en certains micronutriments augmentent fortement et où des restrictions sanitaires précises s'appliquent, sans que les apports énergétiques doivent doubler.
La grossesse modifie les besoins de façon très inégale selon les nutriments. Les besoins en folates (B9), en fer, en iode et en choline augmentent nettement, alors que le supplément énergétique reste modeste : de l’ordre de 70 kcal par jour au premier trimestre, environ 260 au deuxième et 500 au troisième.
« Manger pour deux » est l’erreur la plus répandue. Le besoin supplémentaire est qualitatif bien plus que quantitatif : ce sont les micronutriments qu’il faut doubler d’attention, pas les portions. Une prise de poids excessive augmente les risques de diabète gestationnel et de complications à l’accouchement.
Les folates occupent une place à part : leur rôle dans la fermeture du tube neural se joue dans les toutes premières semaines, souvent avant que la grossesse ne soit connue. C’est la raison pour laquelle une supplémentation est recommandée dès le projet de conception, et non à la découverte de la grossesse.
Côté restrictions, la vigilance porte sur la listériose et la toxoplasmose (produits crus, fromages au lait cru, charcuteries), sur les métaux lourds des gros poissons prédateurs, sur l’alcool — pour lequel aucun seuil sûr n’est établi — et sur la vitamine A à forte dose, tératogène, ce qui écarte notamment le foie.