Ménopause et alimentation
Arrêt définitif des cycles menstruels, accompagné d'une chute des œstrogènes qui modifie la répartition des graisses, accélère la perte osseuse et augmente le risque cardiovasculaire.
La ménopause correspond à l’arrêt de la fonction ovarienne, confirmé après douze mois sans règles, autour de 51 ans en moyenne. La chute des œstrogènes qui l’accompagne a trois conséquences nutritionnelles bien documentées.
La première est osseuse : les œstrogènes freinent la résorption de l’os, et leur baisse accélère la perte de densité minérale, avec un pic dans les années qui suivent. Les besoins en calcium et en vitamine D deviennent donc critiques, et l’activité en charge — marche, montée d’escaliers, renforcement — compte autant que l’assiette.
La prise de poids concerne surtout la répartition, pas seulement la quantité. C’est la nuance utile : à poids constant, la graisse migre de la région des hanches vers l’abdomen, avec une augmentation de la graisse viscérale. Le risque cardiovasculaire monte, alors même que la balance n’a pas forcément bougé — d’où l’intérêt de suivre le tour de taille.
La perte musculaire s’accélère également, ce qui plaide pour un apport protéique relevé et réparti sur la journée. Concernant les phytoœstrogènes du soja, souvent proposés contre les bouffées de chaleur, les données restent hétérogènes : un effet modeste chez certaines femmes, absent chez d’autres, sans risque identifié aux doses alimentaires.