Thyroïde et alimentation
Glande du cou qui produit les hormones réglant le métabolisme, et dont le fonctionnement dépend directement de deux nutriments : l'iode et le sélénium.
La thyroïde produit deux hormones, la T4 et la T3, qui règlent la vitesse du métabolisme, la température corporelle, le rythme cardiaque et le transit. C’est l’une des rares glandes dont le fonctionnement dépend directement d’un apport alimentaire.
L’iode entre dans la structure même des hormones thyroïdiennes : sans lui, la fabrication est impossible. Sa carence reste la première cause mondiale de goitre et de troubles du développement évitables. Les sources sont peu nombreuses : produits de la mer, algues, sel iodé, et à un moindre degré produits laitiers et œufs.
Le sélénium est le partenaire oublié. C’est le point le plus utile : les enzymes qui convertissent la T4, forme de réserve, en T3, forme active, sont des sélénoprotéines. Un apport correct en iode ne suffit donc pas si le sélénium manque — deux noix du Brésil couvrent les besoins quotidiens, et leur teneur est telle qu’il ne faut pas en abuser.
Deux nuances pour finir. Les crucifères (chou, brocoli, navet) contiennent des composés goitrogènes, mais leur effet est négligeable aux quantités habituelles et avec un apport en iode correct : il n’y a pas lieu de les éviter. Et l’excès d’iode, par surconsommation d’algues ou de compléments, peut perturber la thyroïde autant que sa carence.