Physiologie

Vieillissement

En bref

Ensemble des processus biologiques qui altèrent progressivement les cellules et les tissus avec l'âge, et sur lesquels l'alimentation exerce une influence documentée, notamment via le stress oxydatif et la masse musculaire.

Le vieillissement n’est pas un phénomène unique mais la somme de plusieurs mécanismes : accumulation de dommages oxydatifs, raccourcissement des télomères, baisse de l’efficacité des mitochondries, glycation des protéines et déclin de l’autophagie, ce recyclage cellulaire qui élimine les composants abîmés.

Deux leviers nutritionnels ressortent avec constance. Le premier est la lutte contre le stress oxydatif : les polyphénols, caroténoïdes et vitamines antioxydantes des végétaux limitent les dégâts des radicaux libres. Le second, plus négligé, est le maintien de la masse musculaire : la sarcopénie s’installe dès la quarantaine et s’accélère ensuite, or le muscle conditionne l’autonomie, l’équilibre et le métabolisme de base.

Les besoins en protéines augmentent avec l’âge, ils ne diminuent pas. C’est un contresens fréquent. Le vieillissement s’accompagne d’une résistance anabolique : il faut davantage de protéines pour obtenir la même synthèse musculaire qu’à trente ans. Les recommandations pour les seniors sont donc revues à la hausse, et l’apport gagne à être réparti sur les trois repas plutôt que concentré le soir.

La restriction calorique et le jeûne font l’objet de nombreux travaux sur la longévité, principalement chez l’animal. Chez l’humain, la prudence s’impose après 65 ans : réduire les apports sans surveiller les protéines revient à accélérer la fonte musculaire, l’effet inverse de celui recherché.

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