Comportement alimentaire
Ensemble des conduites liées à la prise alimentaire, déterminées par la faim physiologique mais aussi par les émotions, l'environnement et les habitudes sociales.
Le comportement alimentaire ne se réduit pas à la réponse à un besoin énergétique. Trois systèmes s’y superposent : la régulation homéostatique (faim et satiété pilotées par les hormones), la régulation hédonique (le plaisir et la récompense), et les déterminants sociaux et culturels.
Ce sont deux circuits cérébraux distincts, et c’est ce qui explique une expérience universelle : on peut avoir encore envie d’un dessert alors qu’on n’a physiologiquement plus faim. Le système hédonique peut passer outre les signaux de satiété, surtout face à des aliments associant sucre, gras et sel.
L’environnement pèse plus que la volonté. C’est le résultat le plus constant de la recherche sur le sujet : la taille des portions et de la vaisselle, la visibilité des aliments, le nombre de convives, la distraction pendant le repas influencent les quantités consommées de façon mesurable, et sans que les mangeurs en aient conscience. Agir sur son environnement est plus efficace que de compter sur la maîtrise de soi.
Il faut enfin distinguer les variations normales — grignotage occasionnel, repas festif, envie émotionnelle — des troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie, hyperphagie), qui sont des pathologies relevant d’une prise en charge spécialisée. Une relation à l’alimentation source de souffrance durable justifie un avis professionnel.