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Allégation santé

En bref

Mention sur un produit affirmant un effet bénéfique pour la santé, strictement encadrée par la réglementation européenne qui n'autorise que les allégations scientifiquement prouvées.

Une allégation santé est toute affirmation suggérant qu’un aliment ou un de ses composants a un effet bénéfique sur la santé (ex : « le calcium contribue à des os normaux », « les fibres favorisent le transit »). En Europe, elles sont strictement réglementées (règlement CE 1924/2006) : seules celles évaluées et approuvées par l’EFSA sont autorisées.

Angle original (la chasse aux fausses promesses) : cette réglementation a été un grand ménage — avant 2006, les emballages regorgeaient d’allégations fantaisistes non prouvées. L’EFSA a examiné des milliers de demandes et en a rejeté la grande majorité faute de preuves. Résultat : la plupart des allégations « miracle » ont été interdites.

Distinction clé entre deux types :

  1. Allégations nutritionnelles : sur la composition (« source de fibres », « pauvre en sel », « sans sucres ajoutés ») — définies par des seuils précis
  2. Allégations de santé : sur un effet physiologique (« contribue à réduire la fatigue », « soutient l’immunité ») — nécessitent une preuve scientifique validée

Le cas particulier des allégations de réduction de risque de maladie : les plus strictes — affirmer qu’un aliment réduit le risque d’une maladie (ex : phytostérols et cholestérol). Très encadrées.

Les techniques de contournement (à repérer) : malgré la réglementation, l’industrie use de stratégies :

  1. Allégations implicites via le visuel, le nom du produit, un cœur dessiné, des mots vagues (« bien-être », « vitalité », « équilibre ») non réglementés
  2. Halo santé : un seul aspect positif mis en avant (« riche en vitamine C ») masquant un produit par ailleurs très sucré
  3. Mentions valorisantes non-santé (« naturel », « artisanal ») qui n’ont pas de définition stricte

En pratique : une allégation santé autorisée est fiable (scientifiquement validée), MAIS elle ne fait pas d’un produit un aliment « sain » globalement. Un soda « source de vitamine C » reste un soda. Le réflexe reste de lire la liste d’ingrédients et le tableau nutritionnel plutôt que de se fier aux allégations mises en avant.

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