Biodisponibilité
Proportion d'un nutriment qui est réellement absorbée et utilisable par l'organisme après consommation, dépendant de sa forme chimique et du contexte digestif.
La biodisponibilité n’est pas juste « combien de nutriment dans l’aliment » mais « combien le corps peut réellement en utiliser ».
Exemples :
- Fer : le fer hémique (viande) a une biodisponibilité de ~20%, le fer non-hémique (végétaux) de ~5%. Mais consommer du fer + vitamine C = augmente l’absorption. Consommer du fer + café/thé = diminue drastiquement
- Bêta-carotène : aliment cru = pauvre absorption (protégé par les parois cellulaires). Même aliment cuit + avec gras = absorption multipliée par 5-10
- Lycopène (tomates) : cru = peu disponible. Tomates cuites + huile d’olive = absorption optimale
Angle original : La biodisponibilité explique pourquoi certains suppléments sont inefficaces : une comprimé de fer sans vitamine C, pris avec du café, sur un estomac plein = quasi zéro absorption.
C’est aussi pourquoi la cuisson n’est pas l’ennemi — elle est souvent une alliée. Un mythe dangereux : manger cru pour « préserver les nutriments ». Souvent, la cuisson rend ces nutriments plus accessibles.
Un dernier point : la diversity du microbiote affecte la biodisponibilité. Un microbiote dégradé (dysbiose) absorbe mal les nutriments même en apport suffisant. C’est souvent oublié en supplémentation.