Physiologie

Transit intestinal

En bref

Progression des aliments le long du tube digestif jusqu'à l'évacuation, dont la vitesse dépend des fibres, de l'hydratation, de l'activité physique et du microbiote.

Le transit intestinal désigne le déplacement du bol alimentaire de la bouche jusqu’au rectum, sous l’effet des contractions musculaires de la paroi digestive. Sa durée totale varie normalement de 24 à 72 heures selon les personnes et l’alimentation.

Il n’existe pas de « bonne » fréquence unique : de trois selles par jour à trois par semaine, tout peut être normal. Ce qui compte est la régularité habituelle de chacun et le confort ressenti, bien plus que le respect d’une norme quotidienne largement fantasmée.

Les deux types de fibres n’agissent pas de la même façon. C’est la distinction utile quand le transit se dérègle : les fibres insolubles (son, peau des fruits, légumes fibreux) augmentent le volume des selles et accélèrent le transit ; les fibres solubles (avoine, pomme, légumineuses) forment un gel qui, à l’inverse, régularise et ralentit. Sur une diarrhée, augmenter les fibres insolubles aggrave la situation.

Les fibres ne fonctionnent d’ailleurs pas sans eau : augmenter son apport en fibres sans boire davantage peut durcir les selles et empirer une constipation. L’activité physique stimule le péristaltisme, et la régularité des horaires de repas compte plus qu’on ne le pense. Un changement durable et inexpliqué du transit doit conduire à consulter.

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