Flavonoïdes
Grande sous-famille de polyphénols responsables des couleurs vives des végétaux (rouge, bleu, violet), aux propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et cardiovasculaires.
Les flavonoïdes (plus de 6 000 identifiés) donnent leurs couleurs à de nombreux fruits et fleurs. Sous-groupes : flavonols (oignon, thé), flavanols (cacao, thé vert), anthocyanes (baies, raisin), flavanones (agrumes), isoflavones (soja).
Angle original (le paradoxe français et le cacao) : les flavonoïdes sont au cœur du fameux « paradoxe français » — les Français, malgré une alimentation riche en graisses saturées, ont des taux de maladies cardiaques relativement bas, en partie attribué (parmi d’autres facteurs) aux flavonoïdes du vin rouge et d’une alimentation riche en végétaux. (Nuance : l’alcool reste néfaste par ailleurs; ce n’est pas un feu vert pour le vin.)
Le cacao est une star des flavanols : le chocolat noir (>70%) améliore la fonction endothéliale (souplesse des vaisseaux), la tension et le flux sanguin cérébral. Mais attention, le traitement industriel (alcalinisation, « dutching ») détruit une grande partie des flavanols — un chocolat noir cru ou peu transformé en garde davantage.
Angle biodisponibilité (comme les polyphénols) : les flavonoïdes sont mal absorbés directement; le microbiote les transforme en métabolites actifs. Leur bénéfice dépend donc de la santé intestinale. Ils agissent aussi comme prébiotiques.
Mécanismes au-delà de l’antioxydant : on croyait leur action purement antioxydante. En réalité, ils agissent surtout par signalisation cellulaire — ils activent des voies de défense (Nrf2), modulent l’inflammation, améliorent la fonction des vaisseaux. L’effet « hormétique » (léger stress bénéfique) prime sur l’effet « éponge à radicaux ».
Pour maximiser l’apport : manger coloré et varié (chaque couleur = flavonoïdes différents), privilégier le cru ou peu transformé, associer à un microbiote sain.