Saccharose
Le sucre de table classique, un disaccharide composé de glucose et de fructose, extrait de la betterave ou de la canne à sucre.
Le saccharose est le « sucre » du langage courant. C’est un disaccharide : une molécule de glucose liée à une molécule de fructose. Lors de la digestion, l’enzyme sucrase le scinde en ces deux sucres simples, absorbés séparément.
Angle original (moitié glucose, moitié fructose) : comprendre que le saccharose est 50% glucose / 50% fructose éclaire ses effets. Le glucose élève la glycémie et l’insuline; le fructose file au foie (métabolisme hépatique). En excès, cette double charge contribue à la fois aux pics glycémiques ET à la production de graisse hépatique/triglycérides.
Le sirop de glucose-fructose (HFCS, très utilisé dans l’industrie américaine, présent aussi en Europe) a une composition proche mais avec les deux sucres déjà séparés (non liés) — absorption encore plus rapide. Il est bon marché et omniprésent dans les sodas et transformés.
Betterave ou canne, aucune différence : le saccharose de betterave (Europe) et de canne (tropiques) est chimiquement identique — la même molécule. Le « sucre de canne roux » n’est pas plus sain nutritionnellement (traces de minéraux négligeables); sa couleur vient de résidus de mélasse. Marketing mis à part, sucre blanc et roux ont des effets quasi identiques.
La question de la modération : le saccharose n’est pas un « poison » à dose raisonnable, mais l’alimentation moderne en apporte des quantités massives et cachées. L’OMS recommande de limiter les sucres libres (dont le saccharose ajouté) à moins de 10% des calories. Le problème n’est pas une cuillère occasionnelle, mais l’omniprésence dans les produits transformés.
Sources cachées : au-delà des sucreries évidentes, on trouve du saccharose ajouté dans sauces, plats préparés, pains industriels, yaourts aromatisés, céréales du petit-déjeuner.