ATP (adénosine triphosphate)
Molécule qui sert de monnaie énergétique universelle des cellules, produite à partir des nutriments et consommée par toutes les réactions demandant de l'énergie.
L’ATP est la forme sous laquelle les cellules utilisent l’énergie. Tout ce que fait l’organisme — contracter un muscle, transmettre un influx nerveux, fabriquer une protéine, transporter une molécule — consomme de l’ATP. Sa rupture libère l’énergie stockée dans ses liaisons phosphate.
Elle provient de la dégradation des glucides, des lipides et, accessoirement, des protéines. Trois voies coexistent : la voie anaérobie alactique (phosphocréatine) pour les efforts très brefs, la voie anaérobie lactique (glycolyse) pour les efforts intenses de quelques minutes, et la voie aérobie, qui se déroule dans les mitochondries et fournit l’essentiel de l’énergie au repos et à l’effort prolongé.
Le corps n’en stocke presque pas. C’est le fait le plus frappant : les réserves d’ATP couvrent quelques secondes d’effort intense. L’organisme en recycle en permanence une quantité considérable — de l’ordre de son propre poids corporel sur une journée — plutôt que d’en constituer des réserves.
Plusieurs micronutriments sont indispensables à cette production : le magnésium, sans lequel l’ATP n’est pas utilisable par les enzymes, les vitamines du groupe B comme cofacteurs du cycle de Krebs, et le fer pour la chaîne respiratoire. C’est l’un des liens physiologiques entre carence et sensation de fatigue.