Régimes

Super-aliments

En bref

Terme marketing sans définition réglementaire, désignant des aliments présentés comme exceptionnellement riches en nutriments, sans que cette densité se traduise par un effet santé démontré aux quantités consommées.

Le mot super-aliment n’a aucune définition légale ni scientifique. C’est un terme commercial, apparu dans les années 2000, appliqué à des produits aussi divers que la baie de goji, la spiruline, le curcuma, la baie d’açaï ou les graines de chia.

L’argument avancé repose presque toujours sur des mesures in vitro — capacité antioxydante en éprouvette, teneur exceptionnelle en un composé donné. Le passage à l’organisme est une autre affaire : encore faut-il que le composé soit absorbé, qu’il atteigne sa cible et qu’il y soit actif aux doses réellement consommées.

La quantité consommée règle la question dans la plupart des cas. C’est l’objection décisive : une cuillère de baies séchées ou un gramme d’épice apportent des quantités négligeables au regard des doses employées dans les études. Un aliment courant consommé tous les jours en portion normale pèse davantage dans un bilan nutritionnel qu’un produit exotique pris ponctuellement.

Cela ne veut pas dire que ces aliments sont sans intérêt : beaucoup sont d’excellents produits. Le problème est le glissement du « riche en » vers le « soigne », et le prix qui l’accompagne. Chou, brocoli, lentilles ou sardines rivalisent sans difficulté sur le plan de la densité nutritionnelle. Notre guide super-aliments : ce que dit vraiment la science détaille cas par cas.

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