Exercice physique et nutrition
Activité physique planifiée dont les besoins nutritionnels varient selon l'intensité et la durée, et qui influence la composition corporelle, le métabolisme et le microbiote.
L’exercice physique modifie les besoins nutritionnels de façon proportionnée : marginalement pour une pratique de loisir, nettement pour un entraînement intensif et régulier. Le principal ajustement porte moins sur les calories que sur les glucides et les protéines.
Les glucides alimentent les efforts intenses via le glycogène musculaire, dont les réserves limitent la durée d’un effort soutenu. Les protéines soutiennent la réparation et la construction musculaire, avec un besoin supérieur à celui d’une personne sédentaire. L’hydratation, enfin, conditionne directement la performance : une perte de 2 % du poids corporel en eau suffit à la dégrader.
L’exercice modifie aussi le microbiote intestinal. C’est un effet moins connu : l’activité régulière et modérée est associée à une plus grande diversité bactérienne et à une proportion accrue de bactéries productrices de butyrate. L’effet est indépendant du régime alimentaire, ce qui en fait un levier à part entière.
Deux nuances pour finir. L’exercice augmente la production de radicaux libres, mais l’organisme y répond en renforçant ses propres défenses antioxydantes — d’où la prudence sur les fortes doses de compléments antioxydants, qui peuvent émousser cette adaptation. Et la dépense d’une séance est généralement surestimée : l’exercice agit surtout sur la composition corporelle, la santé cardiovasculaire et le maintien du muscle, plutôt que comme moyen direct de créer un déficit calorique.