Pathologies

Obésité

En bref

Maladie chronique caractérisée par un excès de masse grasse nuisible à la santé, définie classiquement par un IMC ≥ 30, mais dont la mesure évolue vers des critères plus fins.

L’obésité est officiellement reconnue comme une maladie chronique (pas un simple manque de volonté). Elle est classiquement définie par un IMC ≥ 30 kg/m², avec des degrés (modérée 30-35, sévère 35-40, morbide >40).

Angle original (les limites de l’IMC) : l’IMC est un outil de population grossier à l’échelle individuelle. Il ne distingue pas muscle et graisse : un rugbyman musclé peut être « obèse » selon l’IMC. Inversement, une personne mince peut avoir trop de graisse viscérale (TOFI).

En 2025, une commission internationale (Lancet) a proposé de distinguer :

  • Obésité clinique : excès de graisse AVEC atteinte d’organes/fonctions (la vraie maladie)
  • Obésité préclinique : excès de graisse SANS complication encore (facteur de risque)

Des mesures plus fines complètent l’IMC : tour de taille, ratio taille/hanches, impédancemétrie.

Angle sur les causes : l’obésité n’est pas qu’une équation « calories in/out » simpliste. Elle implique génétique, épigénétique, microbiote, hormones (leptine, insuline, ghréline), sommeil, stress, environnement « obésogène » (aliments ultra-transformés hyper-appétents et bon marché, sédentarité). Culpabiliser individuellement ignore ces déterminants systémiques.

Les ultra-transformés jouent un rôle clé : conçus pour être « hyper-palatables », ils court-circuitent les signaux de satiété naturels et favorisent la surconsommation passive (on mange plus sans s’en rendre compte).

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