Régime FODMAP : soulager l’intestin irritable
- Le régime pauvre en FODMAP est l'approche alimentaire la mieux validée contre l'intestin irritable.
- Il se déroule en 3 phases : éviction, réintroduction progressive, puis personnalisation sur le long terme.
- Ce n'est pas un régime à vie : fais-toi accompagner par un pro pour éviter carences et restrictions inutiles.
- Bien tolérés : riz, pomme de terre, carotte, courgette, banane peu mûre, viandes et poissons.
- À surveiller : oignon, ail, légumineuses, blé, pomme et certains édulcorants.
Le régime pauvre en FODMAP consiste à réduire pendant 3 à 6 semaines certains sucres mal absorbés (fructanes du blé et de l’oignon, galactanes des légumineuses, lactose, excès de fructose, polyols), puis à les réintroduire un par un pour trouver ta propre tolérance. Dans les essais, c’est l’approche alimentaire qui soulage le plus souvent les ballonnements et les douleurs du syndrome de l’intestin irritable. Mais ce n’est ni un régime à vie, ni la première marche : les recommandations commencent par des conseils simples, et gardent le FODMAP strict pour un accompagnement par un professionnel.
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L’intestin irritable, de quoi parle-t-on ?
Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est un trouble fonctionnel : l’intestin n’a pas de lésion visible, mais il fonctionne mal et il est plus sensible. Les recommandations britanniques du NICE retiennent trois signes, présents depuis au moins 6 mois : douleur ou inconfort abdominal, ballonnement, et changement du transit. La douleur est typiquement soulagée par la selle ou liée à un changement de fréquence ou d’aspect des selles.
Selon l’étude mondiale de la Fondation de Rome (73 076 adultes dans 33 pays), 4,1 % des personnes interrogées par Internet et 1,5 % de celles interrogées en face à face remplissaient les critères actuels (Rome IV) du SII. Avec les anciens critères, moins stricts, on arrivait à 10,1 % et 3,5 %. C’est donc un trouble courant. Et les troubles digestifs fonctionnels, dont il fait partie, touchent plus souvent les femmes que les hommes dans cette même étude.
Avant de parler de FODMAP, un point essentiel : le diagnostic se fait avec un médecin. Le NICE recommande notamment une prise de sang pour écarter une maladie cœliaque et une inflammation. Notre guide comprendre l’intolérance au gluten explique pourquoi ce test doit être fait avant de modifier ton alimentation.
Que sont les FODMAP ?
FODMAP est un acronyme anglais : Fermentable Oligo-, Di-, Mono-saccharides And Polyols. Ce sont des glucides à chaîne courte, présents naturellement dans beaucoup d’aliments sains. Leur point commun : l’intestin grêle les absorbe lentement ou mal.
La SNFGE (Société nationale française de gastro-entérologie) décrit deux effets. D’abord, ils attirent de l’eau dans l’intestin par effet osmotique, ce qui le distend. Ensuite, arrivés dans le côlon, ils servent de nourriture aux bactéries qui les fermentent et produisent des gaz (hydrogène, méthane). Chez une personne sans SII, cela passe souvent inaperçu. Chez une personne dont l’intestin est hypersensible, cette distension déclenche douleurs et ballonnements.
| Famille de FODMAP | Molécule | Sources alimentaires les plus riches |
|---|---|---|
| Oligosaccharides | Fructanes (fructo-oligosaccharides) | Blé, seigle, oignon, ail, artichaut |
| Oligosaccharides | Galacto-oligosaccharides (GOS) | Légumineuses |
| Disaccharides | Lactose | Lait |
| Monosaccharides | Fructose | Miel, pommes, poires, melon, mangues, sodas, sirop de maïs |
| Polyols | Sorbitol | Pommes, poires, fruits à noyau, bonbons à la menthe et gommes sans sucre |
| Polyols | Mannitol | Champignons, chou-fleur, bonbons à la menthe et gommes sans sucre |
Le cas du fructose : c’est l’excès qui compte
Le fructose seul est mal absorbé par beaucoup de gens. Dans une étude australienne de 1988, 58 % des 103 volontaires sains absorbaient incomplètement une dose de 50 g de fructose pur, et environ la moitié d’entre eux avaient des symptômes. Mais les chercheurs ont aussi montré que le glucose, pris en même temps, facilite nettement l’absorption du fructose. C’est pour cela qu’on parle de fruits riches en « fructose en excès » : ceux où le fructose dépasse nettement le glucose.
La table Ciqual de l’Anses donne ces teneurs. Le tableau ci-dessous compare quelques fruits courants, pour 100 g.
| Fruit (cru) | Fructose (g) | Glucose (g) | Polyols (g) | Lecture |
|---|---|---|---|---|
| Pomme, chair et peau | 6,06 | 2,33 | non mesuré | Fructose plus de 2 fois supérieur au glucose |
| Poire, chair et peau | 6,42 | 2,6 | 2,02 | Excès de fructose et polyols |
| Mangue | 3,4 | 1 | < 0,5 | Fructose 3 fois supérieur au glucose |
| Pastèque | 3,6 | 1,8 | < 0,5 | Fructose 2 fois supérieur au glucose |
| Cerise | 4,6 | 5,4 | 2,8 | Pas d’excès de fructose, mais riche en polyols |
| Banane | 3,8 | 3,9 | < 0,5 | Équilibré |
| Orange | 2,1 | 2 | < 0,5 | Équilibré |
| Kiwi | 4,3 | 3,8 | < 0,5 | Proche de l’équilibre |
| Myrtille | 4,97 | 4,88 | 0,014 | Équilibré |
| Miel | 40,4 | 35,3 | non mesuré | Très concentré en fructose |
Ce tableau ne dit pas tout : la SNFGE insiste sur la notion de dose tolérable, donc la quantité mangée compte autant que la composition. Et les polyols ne sont mesurés que pour certains fruits dans Ciqual. Il sert surtout à comprendre pourquoi pomme, poire et mangue reviennent si souvent dans les listes « à éviter », alors que banane, orange ou kiwi sont généralement mieux tolérés.
Ce que disent les études
Les travaux fondateurs sur l’approche FODMAP viennent de l’équipe de Peter Gibson et Susan Shepherd, à l’université Monash en Australie, qui signe aussi l’essai de 2014 présenté ci-dessous. Voici les résultats clés.
| Étude | Ce qui a été testé | Résultat principal |
|---|---|---|
| Halmos et al., Gastroenterology, 2014 | 30 patients SII, 21 jours de régime pauvre en FODMAP (moins de 0,5 g par repas) contre un régime australien classique, repas fournis, en croisé | Score global de symptômes de 22,8 mm contre 44,9 mm sur une échelle de 100 |
| Staudacher et al., Journal of Nutrition, 2012 | 41 patients, 4 semaines de restriction des glucides fermentescibles contre alimentation habituelle | Contrôle satisfaisant des symptômes chez 68 % contre 23 % ; baisse des bifidobactéries |
| Black, Staudacher, Ford, Gut, 2022 (méta-analyse en réseau) | 13 essais randomisés, 944 patients | Classé premier pour tous les critères ; risque de ne pas s’améliorer réduit (RR 0,67) par rapport à l’alimentation habituelle |
La méta-analyse de 2022 apporte deux nuances importantes. D’abord, face aux conseils diététiques classiques britanniques (BDA/NICE), le FODMAP ne faisait nettement mieux que pour le ballonnement (RR 0,72). Ensuite, la plupart des essais n’ont pas étudié les phases de réintroduction et de personnalisation, qui sont pourtant le cœur de la méthode.
La SNFGE, dans son conseil de pratique de 2016, reste prudente : les études avec exclusion puis réintroduction sont en faveur d’une efficacité, notamment sur l’inconfort et le ballonnement, mais cette efficacité en première intention n’avait pas été démontrée en France, où l’alimentation diffère de celle de l’Amérique du Nord et de l’Australie. Elle note aussi qu’il n’est pas établi que ce régime fasse mieux que des conseils diététiques usuels.

Étape zéro : les conseils de base avant le FODMAP
Le NICE recommande de commencer par des conseils généraux, et de ne proposer un régime d’exclusion comme le FODMAP que si les symptômes persistent. Ces conseils de base sont simples :
- prendre des repas réguliers, prendre le temps de manger, ne pas sauter de repas ;
- boire au moins 8 tasses de liquide par jour, surtout de l’eau ou des boissons sans caféine ;
- limiter le thé et le café à 3 tasses par jour ;
- réduire l’alcool et les boissons gazeuses ;
- limiter les fruits frais à 3 portions de 80 g par jour ;
- réduire l’amidon résistant, fréquent dans les aliments transformés ou recuits ;
- éviter le sorbitol des bonbons et chewing-gums sans sucre en cas de diarrhée ;
- en cas de gaz et de ballonnement, essayer l’avoine et les graines de lin (jusqu’à une cuillère à soupe par jour).
Côté fibres, le NICE conseille de limiter les fibres insolubles comme le son, et, si on veut augmenter les fibres, de privilégier les fibres solubles (avoine, ispaghul, c’est-à-dire le psyllium). L’Assurance Maladie dit la même chose et rappelle qu’il est recommandé de consommer au moins 25 g de fibres par jour. Notre guide sur le psyllium détaille son usage.
Si ces mesures suffisent, pas besoin d’aller plus loin. Sinon, le FODMAP devient une option.
Les trois phases du régime, en pratique
Phase 1 : réduction (2 à 6 semaines)
On réduit au maximum les aliments riches en FODMAP. La SNFGE parle de 3 à 4 semaines et prévient qu’un régime très strict est impossible à suivre plus longtemps. L’Assurance Maladie indique 2 à 6 semaines pour juger de l’amélioration. Si rien ne change au bout de cette période, le régime n’est probablement pas la bonne piste : inutile de le prolonger.
Phase 2 : réintroduction (plusieurs semaines)
On réintroduit les familles une par une, en augmentant progressivement la dose, pour déterminer la quantité que tu tolères. Par exemple : le lactose avec un yaourt puis un verre de lait, les fructanes avec du pain de blé, les GOS avec une petite portion de lentilles, le fructose avec du miel ou de la mangue, les polyols avec des champignons ou une pomme. Entre deux tests, on revient au régime pauvre pour ne pas mélanger les effets.
Phase 3 : personnalisation (sur le long terme)
On ne garde que les restrictions vraiment utiles, aux doses qui posent problème. Beaucoup de personnes découvrent qu’elles tolèrent la plupart des familles, et qu’une ou deux seulement les gênent. C’est l’objectif final : manger le plus varié possible avec le moins de symptômes possible.
La SNFGE souligne que l’adhésion est le point faible : dans les études, 75 % des malades adhéraient au régime, mais seulement 12,2 % le suivaient en permanence. D’où l’intérêt, selon elle, de l’aide d’une diététicienne. Le NICE va plus loin : il recommande que les régimes d’exclusion comme le FODMAP ne soient proposés que par un professionnel de santé formé à la prise en charge diététique.
Quoi mettre dans l’assiette pendant la phase 1
Voici des repères généraux, construits à partir des listes de la SNFGE et de l’Assurance Maladie. Les aliments ci-dessous n’y figurent pas parmi les sources de FODMAP. Les portions comptent : ce sont des repères de départ, pas des garanties.
- Féculents : riz, pomme de terre, quinoa, avoine, polenta.
- Légumes : carotte, courgette, épinard, haricots verts, tomate, concombre, laitue.
- Protéines : viandes, poissons et œufs nature, sans sauce ni panure.
- Produits laitiers : les fromages affinés à pâte dure (emmental, comté, parmesan) contiennent moins de 0,3 g de lactose pour 100 g selon Ciqual ; le lait à teneur réduite en lactose aussi.
- Fruits : banane, orange, kiwi, myrtilles, en portions modérées (voir le tableau Ciqual plus haut).
Et ceux qui reviennent le plus souvent dans les listes à limiter, d’après la SNFGE et l’Assurance Maladie :
- oignon, ail, poireau, artichaut, choux, brocoli, asperges, champignons ;
- blé et seigle en grande quantité (pain, pâtes, biscuits) ;
- légumineuses ;
- lait et produits laitiers frais riches en lactose ;
- pomme, poire, cerise, mangue, pastèque, miel, sodas au sirop de maïs ;
- édulcorants de type polyols (sorbitol, mannitol, xylitol) des produits « sans sucre ».
Astuce de cuisine : l’ail et l’oignon donnent du goût à presque tout. Pendant la phase 1, compense avec des herbes fraîches, des épices et un filet d’huile d’olive, et teste les recettes une à une.
Une journée type pauvre en FODMAP
- Petit-déjeuner : porridge de flocons d’avoine préparé avec un lait à teneur réduite en lactose, quelques myrtilles.
- Déjeuner : riz sauté aux légumes et à l’œuf (carotte, courgette, sans oignon ni ail), une orange.
- Goûter : un yaourt sans lactose et un kiwi.
- Dîner : papillote de poisson blanc et légumes, pommes de terre vapeur, un peu d’emmental.
Pour varier, le velouté de carotte au lait de coco (sans oignon), la salade de quinoa au saumon ou le porridge banane-amande s’adaptent facilement. Retrouve d’autres idées dans nos recettes healthy.

Les limites et les risques du régime
Un effet sur le microbiote
Beaucoup d’aliments riches en FODMAP sont aussi des prébiotiques : ils nourrissent les bonnes bactéries. Dans l’essai de Staudacher, 4 semaines de restriction ont fait baisser la concentration et la proportion de bifidobactéries dans les selles, alors que le nombre total de bactéries ne changeait pas. Les conséquences à long terme restent inconnues, selon les auteurs eux-mêmes. C’est l’une des raisons pour lesquelles la phase stricte doit rester courte. Notre guide sur les probiotiques et le microbiote fait le point sur ce sujet.
Un risque de déséquilibre
Supprimer à la fois blé, légumineuses, plusieurs fruits et légumes et produits laitiers expose à manquer de fibres et de calcium si on ne remplace pas intelligemment. C’est l’argument central du NICE et de la SNFGE pour un accompagnement professionnel. Pour le calcium, notre guide pour manger sans lactose au quotidien liste les bonnes alternatives.
Idées reçues sur le FODMAP
« C’est un régime sans gluten déguisé »
Non. Le FODMAP limite les fructanes du blé, pas le gluten, qui est une protéine. La réintroduction sert justement à savoir quelle quantité de blé tu tolères. Et un produit à base d’épeautre ou un pain au levain de blé contient toujours du gluten. L’Assurance Maladie rappelle d’ailleurs que le SII n’a rien à voir avec la maladie cœliaque. La HAS note que les troubles attribués à une hypersensibilité au gluten non cœliaque pourraient être liés à d’autres composants du blé, dont les FODMAP.
« Il faut le suivre à vie »
Non. La SNFGE et l’Assurance Maladie décrivent une phase courte d’exclusion suivie d’une réintroduction. Le but est de retrouver la plus grande variété possible.
« Moins de FODMAP, c’est toujours mieux »
Non. Ces glucides nourrissent le microbiote intestinal. Sans SII, il n’y a aucune raison de les restreindre.
« Les tests respiratoires sont indispensables »
Le NICE indique que le test respiratoire à l’hydrogène n’est pas nécessaire pour confirmer un SII. Il peut toutefois aider à savoir si une personne absorbe complètement le fructose ou le lactose, selon Gibson et Shepherd, pour alléger le régime.
Le stress, l’autre moitié du problème
L’intestin et le cerveau communiquent en permanence : c’est l’axe intestin-cerveau. Le NICE recommande aux personnes avec un SII de se ménager du temps de détente et d’augmenter leur activité physique si elle est faible. L’American College of Gastroenterology (2021) suggère aussi les psychothérapies centrées sur l’intestin pour les symptômes globaux. Notre guide alimentation et gestion du stress complète ce volet.
Quand consulter
L’Assurance Maladie conseille de consulter si les symptômes durent depuis plus de 3 mois, et sans attendre en cas de :
- sang dans les selles ou selles noires ;
- antécédent familial de cancer colorectal ;
- premiers symptômes digestifs après 50 ans ;
- changement récent des symptômes ou perte de poids inexpliquée ;
- symptômes nocturnes, fièvre, ou symptômes apparus après un voyage.
Questions fréquentes
Combien de temps dure la phase d’éviction ?
La SNFGE parle de 3 à 4 semaines, l’Assurance Maladie de 2 à 6 semaines. Au-delà, un régime très strict devient difficile à suivre et n’apporte pas de bénéfice supplémentaire démontré.
Le régime FODMAP marche-t-il pour tout le monde ?
Non. Dans l’essai de Staudacher, 68 % des patients avaient un contrôle satisfaisant des symptômes, contre 23 % dans le groupe témoin. Cela veut dire qu’une partie des personnes ne répond pas. Si rien ne change après la phase d’éviction, ce n’est pas la bonne piste.
Peut-on faire le régime FODMAP seul ?
Le NICE recommande qu’il soit proposé par un professionnel formé à la diététique, et la SNFGE juge l’aide d’une diététicienne utile. Commencer par les conseils de base (repas réguliers, moins de café, d’alcool et de sodas, fibres solubles) est possible seul.
Le pain au levain est-il autorisé ?
Il contient du blé, donc des fructanes, en quantité variable selon la fabrication. Aucune des sources consultées ne donne de règle générale. Teste-le pendant la phase de réintroduction, en petite portion.
Le lactose fait-il partie des FODMAP ?
Oui, c’est le « D » (disaccharides). Mais toutes les personnes avec un SII ne sont pas intolérantes au lactose. La réintroduction permet de le vérifier. Les fromages affinés en contiennent très peu.
Les probiotiques peuvent-ils remplacer le régime ?
Ce n’est pas la même approche. Le NICE indique qu’une personne qui veut essayer des probiotiques doit les prendre au moins 4 semaines en surveillant l’effet, à la dose du fabricant. Voir notre guide sur l’Ultra-Levure.
Cet article informe, il ne remplace pas l’avis de ton médecin ou d’un diététicien.
Nos sources
- Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE), Ducrotté P. Conseil de pratique : régime pauvre en sucres fermentescibles, les FODMAPs. 2016.
- National Institute for Health and Care Excellence (NICE). Irritable bowel syndrome in adults: diagnosis and management. Clinical guideline CG61, 2008, mis à jour 2015 et 2017.
- Lacy BE, Pimentel M, Brenner DM et al. ACG Clinical Guideline: Management of Irritable Bowel Syndrome. American Journal of Gastroenterology, 2021. PMID 33315591.
- Assurance Maladie (ameli.fr). Syndrome de l’intestin irritable : que faire pour être soulagé et quand consulter ?
- Black CJ, Staudacher HM, Ford AC. Efficacy of a low FODMAP diet in irritable bowel syndrome: systematic review and network meta-analysis. Gut, 2022. PMID 34376515.
- Halmos EP, Power VA, Shepherd SJ, Gibson PR, Muir JG. A diet low in FODMAPs reduces symptoms of irritable bowel syndrome. Gastroenterology, 2014. PMID 24076059.
- Staudacher HM, Lomer MC, Anderson JL et al. Fermentable carbohydrate restriction reduces luminal bifidobacteria and gastrointestinal symptoms in patients with irritable bowel syndrome. Journal of Nutrition, 2012. PMID 22739368.
- Sperber AD, Bangdiwala SI, Drossman DA et al. Worldwide Prevalence and Burden of Functional Gastrointestinal Disorders, Results of Rome Foundation Global Study. Gastroenterology, 2021. PMID 32294476.
- Truswell AS, Seach JM, Thorburn AW. Incomplete absorption of pure fructose in healthy subjects and the facilitating effect of glucose. American Journal of Clinical Nutrition, 1988. PMID 3202090.
- Gibson PR, Shepherd SJ. Evidence-based dietary management of functional gastrointestinal symptoms: The FODMAP approach. Journal of Gastroenterology and Hepatology, 2010. PMID 20136989.
- Haute Autorité de santé (HAS). Maladie cœliaque : diagnostic chez l’enfant et l’adulte. Recommandation de bonne pratique, juillet 2026.
- Anses. Table de composition nutritionnelle des aliments Ciqual, 2025.